mon été – première partie (floatting in the cosmic egg)

Fin de l’été

Fin août, fin de l’été. La lumière du soleil a déjà bien changé, ce n’est plus cette lumière chaude qui accompagne les grosses chaleurs; mais une lumière déjà plus blanche qui produit des ombres nettes et de forts contrastes. Le ciel est azur fluo et les petits matins sont redevenus frileux: ambiance rentrée.

Je suis donc tout naturellement de nouveau d’humeur besogneuse: me re-voici derrière mon laptop.

Comme je l’écrivais dans l’article précédent où je mettais en veilleuse ce blog pour l’été, je n’ai pas pour autant chômé niveau yoga. Puisqu’en juillet j’ai fait un workshop de 5 jours avec Clive Sheridan à Hambourg. J’ai eu ma dernière semaine intensive de formation. Puis en août j’ai donné 4 cours et fait un stage « yoga et cheval » avec Ophélia.

Clive Sheridan

Mais commençons par Clive Sheridan. Clive pour les intimes.

C’est donc la deuxième fois que j’assiste au workshop de Clive Sheridan à Hambourg. Il vient ici depuis 20 ou 25 ans, invité pour la première fois par ma prof de yoga. Depuis il y a une petite communauté de fidèles locaux qui reviennent chaque année, mais aussi de nombreux autres yogis qui viennent de partout en Allemagne et d’ailleurs en Europe. Il y a des Ashtangis, des Hatha-yogis, des Iyengar, des Vini-yogis, des sans-école, des super branchouilles, des ésos, des super-pros et des super débutants. C’est vraiment très étonnant de voir tant de paroisses différentes se fédérer derrière ce type… Mais c’est surtout rafraîchissant de sortir de sa propre communauté!

un studio pas Iyengar
Yogaraum: un (très beau) studio pas Iyengar

Les journées de workshop sont strictement les mêmes chaque jour. Matin: méditation, pranayama, asanas  – Après-midi: Satsang, asanas, pranayama. Clive nous fait enchainer des séries de postures debout le matin dans un flot super dynamique. L’après-midi, toutes les postures inversées possibles (moi je pouvais pas, j’étais « moonday-girl » ces jours-là). Sa femme Miranda qui l’accompagne partout, l’assiste également et fait les corrections.

Les deux sont d’origine britannique et vivent en Australie. Ils ont donc l’accent le plus sexy du monde et sont dotés d’une extravagance dont seuls les anglais ont le secret. A 60+, Miranda porte des dreadlocks blondes, a un corps splendide et toujours le sourire. Clive – tout aussi souriant et bronzé – avec ses cheveux blancs en bataille et son collier en graines de lotus, porte toujours un legging et un tee-shirt assortis. Rien que cela les ferait passer pour de sympathiques hippies, mais ils sont pour tous ceux qui les ont rencontrés aussi une vraie source d’inspiration.

Clive & Miranda et les filles de Yogaraum

En tant que yogi Iyengar super convaincue, je pourrais (évidemment) trouver à redire sur la pratique posturale, mais ce n’est pas significatif. Ce sont surtout les Satsangs qui sont bouleversants avec Clive. Il s’appuie sur les textes anciens pour expliquer pourquoi le yoga est une méthode puissante de transformation grâce à l’introspection, afin de parvenir à éliminer les émotions perturbatrices et nos conditionnements auto-destructeurs, et permet de libérer l’esprit et ouvrir le coeur (« open the heart and clear the mind », ça sonne vraiment mièvre en français !). Il m’est très difficile de retranscrire ici ce dont nous avons discuté sans tomber dans des platitudes. Mais je retiens que tout ce que j’ai entendu colle avec ce que je connais du bouddhisme, le tout servi dans un langage non-religieux et légèrement new-age qui va droit au cœur.

les meufs avec leur Gourou
les meufs avec leur Gourou

Clive cache bien son jeu car sous son air un peu béat se cache un mystique qui connaît les choses telles qu’elles sont. Il est parvenu à un certain niveau de réalisation qui génère un champ d’énergie perceptible autour de lui et grâce auquel s’est créé un véritable sens de communauté entre les 50 participants au stage. A la fin on était tous « high » et définitivement accrocs !

Bref, je pourrais les suivre au bout du monde ces deux-là. Je pense même sérieusement à faire une retraite avec dans la jungle un de ces 4… en revanche, je crois savoir que le programme est super balèze pour mon ego mondain, mais c’est une autre histoire…

Dans le prochain article, je parlerai de mon stage au Boréon avec Ophélia et les chevaux . Il y aura peut-être même de nouveau des dessins !

les legging et tshirt de Clive Sheridan
les legging et tshirt de Clive

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3 réflexions au sujet de “mon été – première partie (floatting in the cosmic egg)

  1. Ca fait du temps que je voulais lire cette article, mai…quelle folie de vie qui nous fait oublier des choses. Merci pour ce partage! c’est vrai que j’ai voulu aller à un stage de Clive depuis j’habitais en Australie où ma prof l’invitait chaque année, mais jusqu’à maintenant cela n’a pas été possible. Est-ce que tu pourrais me tenir au courant pour les prochaines dates? étant donné que je ne parle pas un mot d’allemand, pas facile à suivre la page internet. Merci! Et bonne année! _/\_

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