Iyengar yoga convention 2015 avec Gulnaaz Dashti

Impressions du week-end de convention de Yoga Iyengar à Hambourg

samedi

La halle est géante, nous attendons environ 200 personnes venues de partout en Allemagne. Notre fine équipe porte fièrement le tee-shirt aux couleurs de notre studio de Hambourg qui co-organise l’évènement. Chacun s’affaire à sa tâche pendant que la halle se remplit lentement.

Gulnaaz Dashti s’installe sur l’estrade elle porte une genouillère. Elle a l’air bien handicapée à cause d’un bête accident qui ne lui permet pas de faire les démonstrations elle-même. Elle est vraiment très jolie et son sourire est éblouissant! Elle rit volontiers et m’est tout de suite vraiment sympathique. Comment ne peut-on pas l’aimer tout de suite ?

HALLE3

Dès 9:00 le cours commence. Elle ne nous autorise pas à prendre des notes ou des photos ni à boire. Pourtant il fait si chaud dans cette salle et nous ne ferons pas de pause pendant 3 heures !

Le programme annonçait 9-11h: Pranayama.
Nous avons passé en tout deux heures à nous ajuster en svastikasana, pour faire en tout 3 respirations Ujjaye de 10:58 à 11:00.  Puis nous avons enchainé avec des asanas en vue de la préparation à Jalandara Bandha: Sethu Bandha, Halasana..
J’ai trouvé le temps long et surtout j’étais un peu ennuyée par la pédagogie employée: j’ai plus eu l’impression d’être à la maternelle que dans un enseignement pour yogis avertis!

Il parait que quelqu’un s’est même plaint de n’avoir pas assez sué le matin, elle s’est donc rattrapée l’après midi avec, entre autres, parvrtta ardha chandrasana tenue pendant ce qui m’a semblé être des heures et des heures contre le mur.

 

dimanche

Le deuxième jour, je me suis définitivement acclimatée au style de notre enseignante et malgré l’interdiction de prendre des notes je me suis concentrée pour essayer de « rompre l’os et sugcer la substantifique moëlle ».

ETV Hambourg

Le matin nous avons laissé tombé le pranayama pour nous concentrer sur des flexions avant (utthanasana, prasarita padottasana). L’après midi quelques flexions arrières (salabasana, ustranasana, sethu bandasana) et puis encore des flexions avant comme TMP (Tiriang Mukha Eka Pada Paschimottanasana), Pascimottanasana, Urdhva dandasana, supta tadasana. Bref tout ça je vous le fais dans le désordre… Le tout cloturé par un savasana de 30 minutes bien mérité !

Quelques temps forts du week-end

préparation à l’invocation

Comme je le disais plus haut, Gulnaaz a passé beaucoup de temps a nous expliquer comment s’assoir en svastikasana pour l’invocation, mais elle a aussi insisté sur l’importance de prendre le temps de fermer les yeux: en effet, le moment où l’on ferme les yeux ne doit se faire que lorsque l’esprit est prêt au retrait des sens et non pas quand le prof le demande – elle a par ailleurs demandé aux porteurs de lunettes de les retirer pour l’invocation.
Le deuxième jour elle a aussi parlé des mains jointes en namaskara. Les doigts de la main sont joints et le pouce détaché des 4 autres et s’appuie sur le sternum. Tout comme les mains avancent vers la poitrine, la poitrine se projette également vers les mains depuis un point dans le dos situé entre les omoplates. C’est un mouvement égal des deux parties l’une vers l’autre.
Elle a aussi utilisé une métaphore touchante pour expliquer le sentiment qui accompagne le geste. Les mains jointes se posent sur le cœur tout comme on prend un bébé sur la poitrine pour lui donner chaleur et amour. C’est peut-être une évidence pour beaucoup, mais pour moi qui vient de loin concernant l’aspect spirituel du yoga, l’invocation c’est un truc que je faisais plutôt mécaniquement sans jamais vraiment y avoir réfléchi.

flexions-avant

Nous sommes restés longtemps en utthanasana, et prasarita padottasana. L’accent a été mis sur l’importance de déployer le dos, élargir le diaphragme latéralement afin de rendre l’abdomen souple pour descendre plus profondément dans la pose. On projette le sommet du crâne verticalement vers le sol grâce à l’extension les côtes latérales. Le but étant de faire toucher le sommet du crane au sol et d’avoir les aisselles exactement sous les aines internes (… si, si). Une nouvelle perspective pour les flexions-avant. Un aspect que l’on voit d’ailleurs bien sur la photo de Guruji dans « light of yoga ».

« Flexibility & mobility  » ou de l’importance de s’échauffer

A plusieurs reprises nous avons exécuté a vive allure des enchainements rapides entre deux ou trois asanas. Par exemple nous avons fait des aller/retours dandasana-pascimottanasana, 10 ou 15 fois très rapidement, et en allant plus loin à chaque fois. Résultat c’était drôle et à la fin tous ont pu descendre un cran de plus qu’habituellement en pascimottanasana… C’est très inhabituel de faire des enchaînements aussi rapides en cours. Mais Gulnaaz ajoute à ce propos qu’il ne faut pas négliger l’aspect « fun » de la mobilité dans un cours. Sans quoi les « youngsters » ne seront pas attirés par le yoga Iyengar!

Conclusion

Ne m’étant jamais rendue en Inde pour y pratiquer le yoga, je pense que j’ai été d’abord frappée par le clash des cultures. Et mon ego n’était pas prêt pour le style de pédagogie auquel j’allais avoir affaire tout le week-end. On peut dire Gulnaaz m’a bien remis à ma place. Comment avais-je pu oublier que je n’en suis qu’à mes balbutiements ? et que j’ai encore tout à apprendre ! Peu importe le style du prof, c’est la transmission qui importe et à la fin du week end, j’étais même remplie de gratitude pour notre enseignante. Toutes les perles qu’elle nous a offertes ne sont pas dans cet article. J’en réserve encore une ou deux qui feront l’objet de croquis dans des articles à venir 😉

groupe
la fine équipe des élèves en formation à Hambourg avec Gulnaaz et nos profs tout en haut!

 

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2 réflexions au sujet de “Iyengar yoga convention 2015 avec Gulnaaz Dashti

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