« Femur in the socket » – retour à Hambourg – la 2ème révélation (suite)

La tête du fémur dans le cotyle

Décidément le « fémur dans la prise » m’obsède ces derniers temps. En relisant l’article mentionné dans mon post précedent, je suis tombée sur une méthode pour ressentir l’effet « femur in the socket » en tadasana. Je vous le fais en français:

Pour trouver un exemple de cette sensation dans votre corps, tenez vous en tadasana, et placez un bloc entre les cuisses. Assurez vous que les jambes sont parallèles. Par l’action de vos jambes faites déplacer le bloc en arrière vers le mur derrière vous. Remarquez si ce sont vos genoux qui font cette action et résistez en avant avec vos mollets vers les tibias tout en déplaçant la tête interne du fémur en arrière. Ceci a pour effet de donner de la profondeur aux aines, d’aligner les os de la jambe au dessus des talons et d’augmenter la lordose lombaire.

BKS Iyengar's tadasanaPour la deuxième partie de l’équation: sans pousser le bloc vers l’avant, pressez le bloc comme si vous souhaitiez l’écraser. Cette action a pour effet d’engager les muscles des cuisses et des fesses, l’espace entre les ischions, le plancher pelvien latéral (?!).

Remarquez comme la combinaison de ces différentes actions créent une base solide à partir de laquelle la colonne peut s’élancer particulièrement depuis les reins. Utilisez cela comme point de référence pour l’action des jambes dans tadasana comme dans de nombreuses autres postures.

Traduit de Femur Grounding: Understanding More About This Key to Stability (clickez pour voir l’article original en anglais).

Breaking the code:


C’est donc exactement ce que je disais précédemment. « Femur in the socket », c’est la base solide à partir de laquelle s’élève le tronc (faudra que j’apprenne à mieux lire les articles des autres). Mais la vraie révélation – attention roulement de tambour: c’est que « Femur in the socket » conduit naturellement à Mula Bandha! l’action de contracter les muscles du plancher pelvien –  le saint Graal quoi.

Oui dans ma courte expérience de yoga Ashtanga, où l’on est pas avare de termes abstraits pour le commun du mortel. On te dit « use your rootlock » dans toutes les postures… Sauf que si on ne sait pas comment faire, ceci reste parfaitement abscons… Et au mieux on aura contracté les muscles du visage en cherchant ceux du périnée.

Gratitude:

Alors merci M. Iyengar de nous avoir donné une méthode pour parvenir à Mula Bandha. Je comprends maintenant ce que voulait dire Glenn Ceresoli quand il parlait de langage codé. On ne nomme pas le résultat, on te dit précisément comment y parvenir. En yoga Iyengar, il y a toujours une méthode pas à pas et affinée en fonction du niveau des élèves pour parvenir à un but donné. Pas juste « shut up and do your mula bandha ».

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3 réflexions au sujet de “« Femur in the socket » – retour à Hambourg – la 2ème révélation (suite)

  1. Bonjour, merci de partager toutes ces informations si précieuses et de façon si claire! vos croquis aussi sont top! ça donne envie de s’y mettre au yoga iyengar!

  2. Bonjour Cytryn
    Je ne suis pas sûre d’être si claire parfois, c’est très difficile d’expliquer toutes ces subtilités à l’aide de mots et de dessins… mais merci de vos encouragements. En vérité, il n’y rien de tel qu’un cours pour vraiment comprendre ce qu’on fait dans cette tradition de yoga… alors y’a plus qu’à vous lancer :))

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